..où es tu histoire..?

Une faim sans histoire, une histoire sans faim

Mardi 11 septembre 2001, une date qui passera à l’Histoire mais de quelle manière ? Comment les hommes se souviendront-ils de ces événements ? Tout dépend du camp qui fera, qui écrira l’Histoire. Mais arrêtons-nous un moment et... trouvons mieux...

Arrêtons-nous et pensons aux peuples de la Terre : aux hommes, aux femmes et aux enfants qui ont faim. Pensons aussi à notre Histoire : à ce qu’elle sera, à ce qu’il en adviendra. Pensons à tout ce que nous avons fait : le bon comme le mauvais, les guerres, la paix... Pensons à notre planète, à son destin... Pensons à la vie mais aussi et surtout au présent avant l’avenir...

Arrêtons-nous un autre moment, ouvrons une parenthèse, et pensons Alpha et Oméga : aux grands moments de notre univers –, à cette fraction de seconde – : cette explosion qui fut, entre le zist et le zest, le début de tout... Pensons à l’infini de l’espace et du temps – : à cette création merveilleusement mystérieuse et toute puissante. Pensons à la magie de l’évolution – : aux transformations telluriques et millénaires qui nous façonnèrent –, aux mutations qui nous façonnent et nous façonneront peut-être encore. Pensons à ce chaos primitif, à cette poussière cosmique dont nous sommes issue, à ce bouillon d’atomes et d’énergies en constante fluctuation –, à cet amalgame informe, à cette fusion et confusion d’éléments premiers. Pensons aussi omniprésent, omnipotent et omniscient : nous en aurons besoin.. Pensons encore Alpha et Oméga : au début et à la fin : à l’apparition de la vie –, à cette nature qui ne s’apprivoise pas mais qui enseigne tout.. Pensons à ces grandes inventions, à ces grandes découvertes qui ne nous appartiennent pas vraiment – : l’eau, la terre et le feu –, la roue, la parole et l’écriture –, les religions, les arts, les sciences et le génie humain. Pensons encore à notre Histoire – : à cette musique des peuples, ce chant mémoriel et universel de nous-mêmes, à cette inestimable somme de connaissances acquise durement et chèrement. Pensons aussi à ce sentiment étrange en nous, cette émotion, cet désire incessant qui nous dit – : Vivre! il faut vivre ! Pensons encore que si tout se déroule dans l’ordre naturel des choses ou tel que programmé, aussi sûre que le soleil se lève et se couche, réalisons un moment, que tout cela disparaîtra un jour. Fin de la parenthèse

Il est temps de penser présent ou avenir ?

Mais ne nous affolons pas, si l’homme possède un brin d’âme et de conscience, il survivra au désastre qui l’attend et à bien d’autres encore. Car, voyez-vous, ce désir de vivre au plus profond de lui n’est pas le résultat d’un hasard ou d’un quelconque incident de parcours : il fallut à l’univers bien des énergies, des conditions particulièrement rares et précises, pour donner naissance à ce désir. Mais voilà, ces conditions sont en train de se détériorer...

Une fois de plus, la guerre divise les hommes, une fois de trop, on se bat sur Terre. Et si d’ici peu, ceux-ci n’arrivent pas à s’entendre, à répartir leurs richesses plus équitablement, les chances de survie sont plutôt minces : À en juger des évènements, du mécontentement quasi global qui règne sur Terre –, du génie et de la folie –, de l’ignorance et de l’intelligence –, de l’héroïsme et de la barbarie –, de l’égoïsme et de la générosité –, de la haine et de l’amour dont font preuve les hommes lorsque se pointe soit le succès, soit le désespoir, disons que ces chances sont de 50 %. Évidemment, ce chiffre est optimiste ; Pourtant, il ne satisfait guère : désolé ! c’est pas assez !

Un épouvantable dilemme

On le sait, la Terre n’est pas éternelle, en fait, rien à part, peut-être le vide du cosmos ne l’est ; C’est la grande loi qui dit que tout ce qui vient au monde doit, un jour ou l’autre, le quitter : et si les étoiles naissent et meurent, à plus forte raison notre propre planète – ; Oui ! mais ça, c’est pas pour aujourd’hui –, direz-vous

Fait indubitable, notre soleil, en constante expansion, prend de plus en plus d’espace et les humeurs de notre étoile deviennent de plus en plus imprévisibles et instables ; Peu à peu, celui qui en quelque sorte nous permit de vivre et d’exister se transforme en un monstre qui consumera, non seulement notre planète, mais aussi, tout le système solaire. Le problème est que la zone privilégiée de la Terre par rapport au soleil se déplace . Cette zone de confort, cet espace salutaire, ni trop chaud, ni trop froid, cet interstice si justement propice à la vie dépasse lentement mais inexorablement notre berceau planétaire. Et ça, c’est en train d’arriver MAINTENANT et les superpuissances de ce monde –, science, technologie et programmes spatiaux à l’appui –, le savent fort bien. D’ailleurs, la présence de la station orbitale internationale « FREEDOM » n’est pas étrangère à tout cela; une des missions de FREEDOM consiste à étudier les soubresauts colériques de notre infidèle Phébus : Aussi, ne trouvez-vous pas étrange qu’après, maintes et mûres réflexions, les États-Unis d’Amérique se sont empressés de renommée leur campagne antiterroristes « ENDURING FREEDOM » ; Hors contexte dites-vous ? Pas du tout, du moins, pas ici...

Le dilemme est qu’il faut sauver du désastre le genre humain et que les programmes spatiaux qui ont pour objectif la conquête de mars (à court terme c’est le seul espoir) coûtent horriblement cher et que se sont les pays pauvres de ce monde qui en payent l’horrible prix.

Quels rapport avec les évènements du 11 septembre ? : aucuns ou peut-être tous...Même si certains considèrent de « diabolique » le mécontentement qui accable les pays sous-développés ne nous en étonnons pas ; Dans l’ignorance ou l’incroyance de ces faits, il est tout à fait justifiable, puisqu’on ne leur a pas demandé leur accords ou leur avis ; Après tout, se sont eux les grands otages de cette conquête spatiale. De plus, je suis sûre que si ces derniers savaient –, qu’ils en avaient l’indubitable preuve –, l’irrécusable certitude –, que, dans un proche avenir, non seulement le monde Musulman et l’Islam mais tous les peuples de la Terre (religions incluses) disparaîtront, soyons sûre qu’ils n’hésiteraient pas une seconde à sacrifier bien des choses pour le bien de la vie ou de cette conquête : d’ailleurs les évènements du 11 sept 2001, si abjectes soient-ils, le prouvent sans l’ombre d’un doute.

Mais est-ce vraiment nécessaire ? Nous, pays membre du G-8 Avons-nous le droit d’affamer ainsi les des Peuples de la terre ? De tenir sous la coupe des grandes injustices de ce monde cette majorité devenue invisible « pour le bien de la cause » si noble soit elle , en l'occurrence, la survie de genre humain ? : MAIS ABSOLUMENT PAS ! Il faut travailler ensemble et s’entendre pour réussir ce tour de force ! Il faut se réunir à la même table et s’entendre pour vivre notre courte journée sur terre dans l’équité absolue du droit à la vie des peuples...

Il est Temps de penser avenir oui ! mais pas en négligeant le présent : ce n’est pas ainsi qu’on sauvera le genre HUMAIN d’ailleurs il n’y rien d’HUMAIN dans cette manière d’agir ou de procéder. En réalité si nous voulons que cette conquête soit possible nous devrons (et le plus tôt sera le mieux) d’une manière ou d’un autre nous sensibiliser, nous occuper de ce qui se passe ici sur Terre avant de partir pour d’improbables ailleurs. Ne serait-ce que pour rendre les derniers jours de ceux qui resteront derrière plus heureux et plus vivable...

Quant à moi je lève mon chapeau et j’embrasse les pieds aux trois quarts des peuples de la Terre qui crèvent de faim et j’emmerde le reste car au fond, si cela se fait contre leur gré ou sans eux ; ce ne sera pas le genre HUMAIN qu’on sauvera de la catastrophe mais le genre INHUMAIN.

Et vous ! si vous aviez le choix, que choisiriez vous: UNE FAIM SANS HISTOIRE OU UNE HISTOIRE SANS FAIM ?

Aime le Souverain
Nicodème Camarda
Octobre 2001