GELÉ D'ÉTÉ

Il était dans la rue
Traînant dessus son dos
Son histoire vécue
Faisant un lourd manteau.

Il marchait à petits pas,
Précautionneusement,
Comme pour s'excuser, là,
D'être toujours vivant.

Il allait, doucement, serein,
Dans la grande chimère
La seringue à la main,
Dans l'autre la misère.

Pour aveugler du temps
Le remugle des heures,
Pour oublier les gens
Les peines et les douleurs.

Artifices des sens, narcoses insensées
Aux racines d'esprit tu accrochas un leurre
La vie aura repris ceux qu'elle aura blessés
En leur faisant accroire en un monde meilleur.

MLF


 

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