Le frangin

Quand tu me prends la main
Je marche dans la joie, je rêve de victoires,
Je mords dans la vie, apaisé et serein
Évadé d'irréels, enluminé d'espoir.
Quand tu me prends la main
Je regarde en mon cur les mots que je veux dire,
Ceux que j'attends demain
Humilité du verbe, angoisse des soupirs ;
Quand tu me prends la main
Le ciel se découvre, le soleil en azur
Dore mes lassitudes et réveille soudain
Mes goûts du beau, du vrai et l'âme rassure
Quand tu me prends la main
L'idole que tu fais me rappelle la voie
De l'existence et ses lois et ses faims
Et ses incertitudes et les risques des choix ;
Quand tu me prends la main
J'arme mon bateau et brave la galère
L'océan de ma vie qui m'encourage enfin
A dire que je t'aime, toi, mon ami, mon frère.

MLF

 


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