..livre de briques..

..groupes de discussion..

 

Voici quelques commentaires et opinions exprimés par les visiteurs du site.
Si vous aussi, vous avez un commentaire sur le site
ou sur l'émission Souverains anonymes,
vos impressions et vos commentaires sont les bienvenues à la page:

Quiz-Contact

 

..Suite de la page..

 


50

Bonjours a vous inconnus...
je suis un jeune hommes dans la vingtaine, je suis monteur film, pub, documentaire. Je vous dis ça car des images j'en vois a la pelleter...et j'ai été agréablement surpris par la qualité et le sens artistique de votre galérie de dessin. Mon préféré ces la photo de Jacque Jalbart...ou quelque chose comme sa!! Votre site est splendide...je tenais seulement a vous le dire...continuer ça vaut vraiment la peine..

J.B
12 février 2000


49

Bonjour à tous,
Pour pouvoir juger il faut d'abord les connaître. Mais comme vous êtes anonymes, ça ne se pose pas. Certes, vous avez des choses dont vous n'êtes pas forcément fiers. Mais il y a toujours une raison à ces actes. Et il faut comprendre pourquoi on en arrive là.
Je vous souhaite du courage.
Votre site est génial.
Bravo

Maryline
février 2000


48

Bonjour
Heureuse de vous avoir trouvée. Je ne sais pas trop quoi dire. J'avais envoyé ce message en ayant pas beaucoup d'espoir. J'espère que vous allez tous bien. Décrivez moi un peu ce que vous êtes, votre environnement, votre âge, ce que vous faite, etc... Je ne sais pas à quoi peut ressembler un lieu comme le vôtre. etes-vous tous canadiens ? J'adore votre pays. Il me fait rêver. Je suis perdue dans un petit village de cent habitant dans le nord de la France. Décrivez moi votre pays.
Faites-moi rêver.
Waouh, suis vraiment contente de vous avoir trouvée.
Ne me lâchez pas !
A bientôt j'espère
je vous fais un "bec" virtuel.

Maryline.
12 février 2000


47

Bonjour
Une ouverture d'esprit à la communauté face aux détenus passent par moins de préjugés, de peur et plus de prise en charge de la communauté par elle-même.

Je fais déjà du travail de milieu auprès des détenus à la prison de Sherbrooke au niveau de l'aide aux personnes vivants avec le VIH ou l'hépatite. Je les invite ensuite à passer au CLSC pour prendre leur santé en main. Je crois aussi à une justice réparatrice. Je pense que la prison n'est pas une solution au problèmes de toxicomanie ou de pauvreté dont souffrent plusieurs détenus.

Votre site est super complet. C'est devenu mon site de référence pour tout ce qui a trait à la détention et au monde carcéral.

Pinet
10 février 2000


46

Bonjour,
J'ai visité votre site. Il est remarquable, et si vous m'y autorisez, je le joindrais à la liste de sites que je propose à la curiosité de mes stagiaires puisque je suis formateur internet pour des médecins (et que des médecins). Mais même si mon domaine d'intervention est très limité, votre lieu d'expression mérite d'être connu de tout citoyen.

Stéphane Badach
8 février 2000


45

Je viens sur votre invitation inscrire 2 mots à ce forum.
Une remarque sur le média : Internet est un lieu de créativité et d'ouverture. Or la monotonie et l'enfermement sont 2 soufrances caractéristiques des prisons. Le web me semble par conséquent un antidote adapté non pas quantitativement bien sûr, mais au moins qualitativement.
Une question : le Quebec souffre t-il comme la France de surpopulation carcérale ?

C'est je pense la "mère de tous les maux"

Anonyme
février 2000


44

Bonjour a vous
Ça feel?
Moi hyper bien car ce matin j'ai reçu votre CD et il est fantastique et enivrant.
Toutes les chansons sont bonnes, les paroles aussi.
Je peux travailler à l'ordi tout en écoutant du bon son c'est cool a l'os.
Un gros gros merci a vous tous.
Bonne chance pour cette nouvelle année, vous le mérités tous.

Julie xxx
Une admiratrice
janvier 2000


43

Bonjour M. Lotfi,
Mon nom est Christian Cliche, je suis le directeur de la maison Cliche. Je tiens à vous féliciter pour le merveilleux travail que vous faites. Jai apprécié l'album " Libre à vous " que je me suis procuré il y a plusieurs mois déjà car cela m'a permis de me rendre compte du potentiel de plusieurs détenus et d'y découvrir plusieurs messages d'espoir. De plus votre site est extraordinaire pour son contenu et bien sur pour ses diverses animations.Je vous encourages à continuer. C'est grâce à des gens comme vous que les gens pourrons avoir moins de préjugé face aux détenus.

Bonne chance

Christian Cliche
janvier 2000


42

Bonjour.
Ça bouge un peu en France du côté des prisons, après la sortie du livre "Médecin chef à la prison de la Santé" par Véronique Vasseur (Le Cherche-Midi ed.). Ce livre a fait l'effet d'une bombe. Tous les medias s'en emparent, on ne parle plus que de prison dans les journaux, à la télé... Et, pour une fois, l'opinion publique serait plutôt du côté des détenus. Lire à ce sujet une critique du livre sur www.4murs.com par l'auteur de "Cuisine entre 4 murs", un livre drôle sur la taule, car il faut bien rire un peu en attendant la liberté...

Salut et Fraternité

Philippe
janvier 2000


41

A tous je vous souhaite une tres bonne nuit
Jespere que demain sera un Jour heureux pour vous tous

take care

Rosier
janvier 2000


40

En réponse à votre première question de la page Quiz-Contact: Oui c'est vrai, c'est un peu le genre de questions, ou plutôt de réflexions que je me fais quant je passe devant une prison. Je me dis la seule chose que je peux faire pour eux est de ne pas les jugers. Mais pour être franc avec vous, certains ''pensionnaire de prison'' font peur pas pour rire.

Je ne suis pas un spécialiste de la chose. Mais il me semble que d'isolé un individu pour ensuite le remettre dans la société c'est bête comme tout. La meilleur chose à faire à mon avis est de le laisser en contact avec la société.

J'ai certaine réserve cependant à formuler. Je crois qu'il existe des individus qui sont et seront toujours dangereux pour la société.

Anonyme
janvier 2000

 


39

Je trouve que ce site web est une excellente idée. Je vous souhaite sincèrement bonne chance dans vos recherches d'emplois et dans votre réinsertion sociale.

Amicalement,
Sophie
janvier 2000

 


38

Bonjour,

Je me présente, je m'appelle Catherine et je suis étudiante en criminologie. J'aimerais bien cette session-ci donner un peu de mon temps libre comme bénévole à des gens qui comme les détenus de Bordeaux connaissent le milieu carcéral, la privation de liberté, bref, tout le contexte de la prisionniérisation.

J'ai entendu parler de votre site à la télévision il y a plusieurs semaines et je suis donc allée le visiter, je fus agréablement surprise. J'ai trouvé l'initiative originale et très intéressante sur le plan humain, social, et en ce qui concerne les liens des détenus avec l'extérieur. Je félicite toute l'équipe pour sa motivation, son intérêt à participer à ce projet de site internet et d'émission radiophonique. Enfin, le monde de la prison ne reste plus secret et à l'écart de la communauté. Il se fait découvrir, connaître et c'est avec de tels projets que ce monde étend ses ailes pour se préparer à s'envoler à nouveau dans la société.

Mes intérêts et ma motivation à donner de mon temps font en sorte que je vous laisse mon nom si jamais vous avez besoin de gens qui comme moi, veulent apporter leur côté humain, leur compréhension, leur support et tout simplement leur présence.

Merci,
...en attendant, j'espère de vos nouvelles

Catherine
janvier 2000

 


37

Comme je suis professeur en intégration au travail, plusieurs ex-détenus s'inscrivent à mon programme et je les appuie dans leur recherche.

je suis emballée par votre site, il faut continuer de vous faire connaître.

Anonyme
janvier 2000

 


36

Alphonse Boudard a écrit des choses formidables (de cruauté, de drolerie et d'intelligence) sur la prison, tout particulièrement dans "La Cerise" qui raconte sont experience carcérale dans les années 50. Voici un petit extrait tiré des toutes premières pages:

"La prison c'est d'abord une odeur. Quelque chose d'invraisemblable pour les olfactifs délicats. Un mélange : rat crevé, pisse de chat, moisissure, merdes diverses, pieds douteux, gaz d'éclairage en fuite, mégots froids et puis la soupe aux choux surie quotidienne. Pour lier l'ensemble, le crésyl-désinfectant de l'Administration. Il vous traque, ce parfum indéfinissable. *Soir de Santé, Brise de Rungis.* Faut se débarrasser vite de ses fringues pour le chasser, une fois qu'on a enfin en fouille le petit bulletin de sortie. Le moindre relent d'une senteur pareille vous attire les cloches tapeuses et la flicaille, fait dégueuler les passagers sur la plate-forme de l'autobus"

Alphonse Boudard
La Cerise
décembre 1999

 


35

Salut,

"En vérité l'homme prépare son malheur par la conception horrible du châtiment, de la cellule et de la prison. Mon premier livre, "Bitru", écrit en 1936, posait le problème avec une insistance, j'ose l'avouer, géniale (si je ne le dis pas en ce monde, personne ne le fera). La question a été reprise depuis (...). Si vous aviez montré un peu d'humanité pour ce que vous appelez tous, tant que vous êtes (résistants ou collabos), des "droits communs", avec mépris, votre sort à vous serait moins ignoble. Vous avez voulu essayer sur des créatures pétries à l'image de Dieu jusqu'à quelle abjection elles pouvaient descendre, les boues où elles pouvaient ramper, les couleuvres qu'elles pouvaient avaler - et cela pour protéger votre "morale", vous avez eu les camps de concentration; Vous ne comprenez pas? Si vous aviez manifesté, avant cette guerre, un peu moins de haine pour ceux qui avaient dû voler pour vivre, vos gouvernements auraient veillé à ce que le régime des prisons soit moins dégradant. Vous bondissez: mais il est fou! Des criminels, il eur faudrait maintenant la T.S.F., le croissant au lit et le droit de baiser leur femme. Mais oui, c'est cela que j'aurais voulu. Pas de grands mots, ça soûle. Je ne veux pas vous dire que si vous souhaitez avilir votre semblable c'est vous-même que vous avilissez. Je ne veux pas vous dire que vous crucifiez le fils de l'Homme une fois de plus, mais une saloperie vous retombe toujours sur le pif, ça vous pouvez le comprendre. Deux langages. Ou bien: même dans le criminel endurci et sadique, s'il en existe de "non-irresponsables", il y a un homme et l'homme, en lui, doit être respecté. Toujours. Ca, c'est pour une élite. Ou bien: tas de cons, quand vous hurlez à la mort, quand vous couvrez un vaincu de crachats, quand vous arrachez un lambeau de chair à un supplicié, pensez qu'il existe une balance qui l'enregistre à la vitesse de la lumière et que l'addition électronique se fera sur vos propres fesses, qui commencent à être marquées à la seconde de votre infamie, même si personne ne l'a vue. A plus forte raison si vous étiez tellement sûr de votre droit, que vous l'avez crié sur les toits. Il faut que vous vous mettiez tous dans le citron qu'il n'y aurait pas tant de laideurs dans le monde sans le consentement universel. Dès que vous pensez: tel cloaque est bien assez bon pour ces gens-là, que ces gens-là soient d'un autre continent, d'une autre époque, d'une autre race, d'une autre planète, d'une autre classe, d'une autre religion, d'une autre langue, vous êtes un salaud. Et un salaud pas propre. Un vilain salaud, un salaud dégoûtant."
Albert Paraz, "Valsez saucisses" (1950)

Amicalement.
Emmanuel
décembre 1999

 


34

Chers «Souverains anonymes»,

Le Directeur avait raison. Car même si je ne vous connais pas, je reçois votre lettre un peu comme si elle venait d'un ami lointain, de quelqu'un avec qui je peux parler sans risquer d'être à nouveau jugé. Ce n'est jamais facile d'être jugé.

Vous me posez beaucoup de questions. Des questions compliquées aussi. Surtout vos questions sur ma «mort annoncée». Même quand j'avais des visites, on ne parlait pas jamais de mon exécution. Comme par pudeur. Car en fait, cette exécution ne concernait que moi. Bien sûr l'aumônier, lui, contrairement aux autres, ne me parlait que de ça. Il voulait toujours que ma mort lui appartienne aussi, à lui et à son Dieu.

Ma «mort annoncée» a la couleur, l'odeur et la saveur de la révolte, mais en même temps de l'indifférence. D'ailleurs je pense que la seule révolte possible est l'indifférence.

Ça me rappelle maman. Quand je suis allé à son enterrement, à Marengo, j'ai su qu'à l'asile, même si elle était à la toute fin de sa vie, elle avait un fiancé. Je n'avais pas bien compris pourquoi, et ce qu'elle pouvait attendre d'un fiancé à son âge. Après ma condamnation, j'ai compris que maintenant qu'elle savait qu'elle allait mourir, qu'elle en était certaine, et qu'elle ne pouvait rien y faire, elle avait le goût de recommencer. Elle avait le goût de faire tout ce qu'elle avait envie de faire, sans se préoccuper de ce qui se faisait et de ce qui ne se faisait pas, de ce que les autres pouvaient en penser, puisque maintenant elle savait que ça ne changerait rien: au bout il y avait la mort. La révolte en elle avait fait place à l'indifférence.

La vie existe-t-elle encore pour moi? Bien sûr. Je pense même qu'elle existe davantage qu'avant ma condamnation. Car depuis que je sais que je vais mourir, je vois très bien à quel point je suis libre. Plus rien ne peut m'arriver. Je ne peux plus être jugé. Je suis libre de mes pensées, de mes gestes, de mes actes. En me condamnant, les hommes m'ont libéré. Comme maman, j'aurais le goût de recommencer. De recommencer cette vie. Je la vivrais exactement comme je l'ai vécue mais cette fois en sachant que j'ai raison de ne pas me préoccuper de tout et de rien. De ne pas faire de projets. De vivre chaque jour comme s'il était le seul. Sans ambition. Sans planification. Sans jouer le jeu de vouloir devenir ceci ou cela, de vouloir posséder ceci ou cela. Car à quoi bon.

Vous me parlez de l'absurdité. L'absurdité, c'est comme un coup de poing en plein visage. Après, il n'y a plus rien qui fait mal. Quand on réalise que tout est absurde, il n'y a plus rien d'absurde. Tout est dilué. Si tout était bleu autour de vous, qu'est-ce que «bleu» voudrait dire? Rien. L'absurdité, c'est la même chose. Tout est absurde, donc plus rien n'est absurde. Le chemin est ouvert.

Qu'est-ce qui est le plus absurde, ceci ou cela? Mourir par hasard ou mourir pour des idées? La peine de mort ou la guerre? Ni l'un ni l'autre. L'absurdité n'a pas de mesure, pas de graduation. Tout est uniformément absurde et de là plus rien ne l'est car ça ne veut plus rien dire.

Mais parlez-moi de vous. Vous avez été jugés et condamnés pour des choses qui ne me concernent pas. Mais contrairement à moi vous sortirez un jour de votre prison. Contrairement à moi vous pourrez marcher sur la plage au soleil et prendre des bains de mer. Aurez-vous envie de vous battre pour être plus ceci ou plus cela, pour être plus riche ou plus habile, plus fort ou plus grand, ou pour atteindre tel ou tel but ou... aurez-vous envie de vivre chaque jour comme si c'était le dernier, dans l'indifférence de l'univers, en sachant que devant l'absurdité, devant le néant, devant la mort, tout cela est profondément inutile?

Le fait d'être condamné à mort m'a fait comprendre une chose. C'est que la mort est la preuve concrète que la vie doit être vécue. Pour la simple raison qu'elle n'a pas d'importance. Si je pouvais revivre en toute liberté, je vivrais chaque jour comme un mort.

Toutes mes amitiés,

Meursault
l'Étranger
décembre 1999

 


33

Souverains anonymes, bonjour.

QUI EST MEURSAULT..?

Dans un roman d'Albert Camus, L'étranger, Meursault est un algérien d'origine française qui vit au moment où l'Algérie était une colonie appartenant à la France. Dans ce roman, Albert Camus traite d'un thème qui lui est cher: l'absurde. Son personnage, Meursault, tue un Arabe un peu "par accident". Devant juge et jury, il est condamné à mort.

La première moitié du roman décrit les faits de façon objective et même plutôt banale. La deuxième moitié du roman décrit le procès et tous les faits racontés dans la première partie, des faits pourtant banals, se retournent soudainement contre l'accusé. La question posée par Camus dans ce roman est finalement la suivante:
Quand on vit en société, a-t-on le droit d'être indifférent aux événements et à notre entourage?

Meursault n'existe donc pas: c'est un personnage de roman qui vit de façon virtuelle sur un site web appelé Dialogue.

QU'EST-CE QUE DIALOGUE..?

Le site-projet , dont l'adresse est http://www.dialogus.org, accueille près de 30 personnalités et personnages virtuels comme Meursault. Nommons-en quelques-uns: Ludwig Van Beethoven, Marguerite Duras, Karl Marx, Sigmund Freud, Kurt Cobain, Tintin, Molière, Socrate, Georges Brassens, Marcel Proust, Ponce Pilate etc.

Les visiteurs de notre site sont invités à correspondre avec nos "personnalités". D'un peu partout dans le monde nous recevons des lettres auxquelles nous répondons. Un lecteur demande à Beethoven comment on peut composer de la musique tout en étant sourd. Un autre demande à Tintin des nouvelles de la Castafiore. Un autre encore demande à Marx où est-ce qu'on s'en va avec la mondialisation des marchés. À Ponce Pilate on demande pourquoi il a fait crucifier Jésus. Nos "personnalités" répondent. Chacune est "jouée" de façon réaliste par des passionnés qui vivent au Québec, en Ontario, en France, en Belgique et en Angleterre. Et chaque mois s'ajoutent de nouvelles "personnalités": ensemble elles ont reçu près de 400 lettres à ce jour.

Meursault est donc l'une de nos "personnalités virtuelles". Lorsqu'il a appris que vous aviez un site web, l'idée lui est venue de vous écrire et de solliciter en quelque sorte une correspondance avec vous. Lui, supposément de sa cellule, en Algérie, condamné à mort, vous réellement, derrière les barreaux, attendant votre libération.

ET MAINTENANT...

Joyeuses Fêtes du Nouvel An à vous,

Sinclair Dumontais
Editeur Dialogue
décembre 1999

 

Réponse:

Salut Meursault
Le dialogue sera mieux entamé entre nous et toi si ce tu commences par répondre à nos questions exprimées dans notre première lettre à toi.
Les voici:

Parlez-nous de cette mort annoncée.
De quelle couleur, est-elle..?
De quelle odeur..
Quelle saveur..

Et la vie, elle.. existe t-elle encore pour vous Meursault..?
Qu'est-ce qui est le plus absurde, la peine de mort ou la guerre..?
Qu'est-ce qui le plus absurde, qu'un algérien d'orgine française tue un arabe par accident et soit condamné à mort?!
Ou qu'un algérien tue un autre algérien au nom de l'islam sans être ni arrêté, ni jugé..?!

Avant de répondre à nos questions, rends-nous visite Meursault et tâtez la brique de notre site, entrez par le flash4, ne manquez pas de faire un tour à notre Quiz-contact et celui de notre Livre de briques, vas voir si vous y êtes..!, nous irons à votre site pour voir si nous y sommes.

Et nous en profiterons pour rendre visite à d'autres personnages de cette boite à Dialogue où vous vous trouvez. Il n'y a pas que les condamnés à mort, à perpétuité ou à quelques jours qui nous intéressent. Beethoven, Marx et bien sûr Jésus nous interessent tout autant.

Rappelle-toi Meursault que:

" Nous Souverains anonymes
Nous assumons tous nos peines
Noirs et blancs dans le même système
derrières des murs café-crèmes.."

Bonne année et à bientôt.

SA.

 


32

Bonjour.
Je me prénomme samuel. j'ai 16 ans et je viens de Drummondville. je vous écris pour vous souhaiter un joyeux Noël. on se fait toujours dire que nous devons penser aux personnes d'Afrique ou autres places comme celle-ci, mais on oublie souvent les personnes près de nous, des personnes comme vous qui êtes dans l'ombre de notre société. À l'aube de l'an 2000 , nous personnes de l'extérieur de ces murs, devons faire quelque chose pour que vous puissiez vous exprimer et dire vraiment se que vous pensez. Par ce site peut-être et je l'espère des personnes pourrons capter le message qui vient de votre coeur.

Alors en cette fin de millénaire, je vous souhaite un très beau Noël et une très bonne Année 2000!

God Bless You!

Samuel
Drummondeville
décembre 1999

 


31

J'aime bien le ton de celui qui fait les émissions radio (demandant aux détenus de dépasser une parole de simple ras-le-bol-révolte "marre d'être à nouveau en dedans"), pour accéder à une parole plus personnelle, poétique... C'est le début d'une prise de possession de la parole qui débouche sinon sur une oeuvre, quelle qu'elle soit, du moins sur une prise de pouvoir sur son destin propre, grâce aux mots qui, appartenant à tous nous relient au corps social, "les autres", et qui nous appartenant en propre, par ce travail-là, (personne n'écrit ni ne parle de la même façon), disent notre singularité, nous aident même parfois à la trouver. Parmi les écrivains ayant écrit sur et de la prison, j'aime beaucoup Jean Genet. Est-il connu chez vous? Certainement... Cela vous amusera peut-être.... Mon père était juge. Son travail était, enfin... vous savez quel est le travail d'un juge! J'allais dans son bureau, au tribunal, je voyais sa robe pendue au mur, je ne savais pas où était mon père là-dedans, celui qui se cachait dans sa grande robe noire, celui qui semblait s'incarner dans la pierre froide et humide du tribunal, ou celui qui me souriait à travers tous ces masques pour me dire "je suis juge mais aussi ton père". J'ai écrit quelques petits textes là-dessus (six au total, très courts, qui tous parlent de sa mort, la mort d'une loi au carré en quelque sorte...) Bien à vous tous, et bravo pour votre initiative, votre combat, votre volonté d'ouverture sur le monde.

Xavier Malbreil
France

décembre 1999

 


30

Salut !
je ne suis âgé que de 15 ans et je sais c'est quoi la prison car mon père y a été souvent. Je trouve ça plutôt désolant que les gens pensent que les prisonniers sont des personnes qui sont malades et qui sont des crinqués. J'ai eu la chance de rencontrer plusieurs prisonniers et il sont très sympathiques. Ce n'est pas toujours facile ce que vous vivez et je peux le comprendre .. mais tout le monde fait des erreurs dans la vie. Il suffit de ne pas lâcher et de continuer a persévérer. Je croix que ceux qui font le plus de mal au monde ne sont pas en prison mais se promènent sur les rues ..
En passant je trouve votre site très bon et continuez ne lâcher pas ...
J'aimerais beaucoup que vous me écriviez pour me montrer que vous avez bien reçu ma lettre et pour me dire ce que vous en penser ..

merci d'avance !

Dave
décembre 1999

 

Réponse:

Salut Dave
Tu as certainement moins de préjugés envers les prisonniers que d'autres. Mais il ne faut pas que cela devient une fascination pour le crime. Ton père a certainement d'autres choses de plus intéressant à t'apprendre. Garde ton esprit et ton coeur ouverts, et arrange-toi pour faire le moins de fautes d'orthographes (on les a corrigé pour toi)..!
Joyeux Noel.

SA.

 


29

C'est vrai que notre société a ses torts. Le plus grand tort de notre société est de fabriquer des irresponsables, qui n'ont que des revendications à la bouche. On ne parle que de "Chartes des Droits". Quand cette charte sera-t-elle accompagnée d'une charte de devoirs et responsabilités? C'est trop facile de se déresponsabiliser, et de mettre la responsabilité de nos crimes sur "la société". Vous avez eu des problèmes, monsieur, et vous avez choisit une voie criminelle. Certaines personnes ont eu des problèmes beaucoup plus graves que les vôtres, et ont gardé le droit chemin. Cessez de blâmer la société, et assumer les conséquences de vos gestes, ce sera un premier pas vers la maturité. À vous entendre, ne devrions abolir les prisons, parce que ça risque de rendre les gens plus dangereux. Quelle conséquence entraînerait alors la commission de crimes? Ce n'est pas une question de "vengeance" comme vous vous plaisez à l'imaginer, mais de justice. Vous craignez que le système carcéral ne fasse d'autres "victimes"? Une victime ne choisit pas de l'être, vous avez choisi d'être en prison, le jour où vous avez commis votre crime. Surtout, n'essayez pas d'assombrir davantage votre sort, votre prison dorée avec service d'Internet, n'a rien à voir avec Alcatraz! Au fait, M. l'anonyme, est-ce que mes commentaires se retrouvent aussi dans votre livre d'or?

Michel Bellemare
décembre 1999

 

Réponse:

Monsieur Bellemare,
Pourquoi pensez-vous que vos commentaires ne figureraient pas sur le livre d'or 2 (livre de briques)..? Vérifiez-vous même. Et profitez-en pour lire d'autres commentaires et d'autres façons de concevoir la JUSTICE.
Soyez curieux..
Si cela peut vous rassurer, Monsieur Bellemare, j'apporte à votre connaissance que l'Internet chez les Souverains anonymes n'est pas un service individuel. Aucun détenu n'est encore branché dans sa cellule avec son petit portable.. On est loin de ça. Le site des Souverains est une activité socioculturelle encadrée dont le but principal est de maintenir une certaine ouverture des personnes incarcérées à la communauté. C'est collectivement que des détenus travaillent à faire le contenu de ce site sous la coordination d'un animateur-éducateur. L'Internet des Souverains n'est pas un produit de consommation comme le nintindo.. L'Internet n'est pas un luxe s'il peut préparer un détenu à un aller simple vers la société.
Pour les amérindiens, emprisonner un homme, c'est le couper du cercle social. Une justice idéale, c'est celle qui répare sans endommager. Celle des amérindiens ou celle des aborigènes, que des sud-africains ont adopté dans leur commission Paix et Justice..
Anaway, Monsieur Bellemare, criminel ou "honnête" citoyen, ne change que celui qui veut changer..
Sans rancune et Joyeux Noel.

SA.

 


28

...chargement du courrier, j'aperçois l'objet du message ainsi que le nom de l'expéditeur ! tiens inconnu...
sûrement du spam !
...mais je lis. je lis et je clique sur le lien.
Et là, je trouve un site qui vaut très largement un site professionnel !
Mais j'y vois aussi une "sensibilité" qu'on ne croise pas tous les jours !
"non, vous n'êtes pas voyous" !
je sais que la vie d'un homme peut basculer sur un geste, une décision et que ça va le marquer pour la vie...
Alors je dis "courage"... je sais, c'est tout con à dire et ça ne semble pas important mais je pense que pour vous ça l'est !

La pognes à tous... bravo !

Jean-Yves KERVRANN
France

décembre 1999

 


27

Il n y'a pas que l'efficacité dans la vie, la prison n'est pas une usine où l'on doit atteindre des quotas de réhabilitation à tout prix. Il y a avant tout la JUSTICE, la justice c'est aussi pour les victimes qui n'ont pas eu leur mot à dire au procès, et qui n'ont pas eu leur mot à dire non plus pour la sentence. Une sentence, vous savez ce que ça sous-entend: une punition. Vous dites que je ne nuance pas mon opinion, je vais nuancer. Une fois qu'un gars a purgé sa peine, je suis pour qu'on lui foute la paix et qu'on lui donne sa chance, mais avant, qu'il paie sa dette à la société. Or on évacue complètement cette notion de dette à purger maintenant, avec les prisons bonbon et la sacro sainte réinsertion. Veux-tu que je te dise quelque chose, mon vieux, tu es en dedans parce que tu as commis un crime. Avant de t'aider en prison à réintégrer la société, je vais aidé le pauvre bougre dans la rue, qui n'a pas le tiers des avantages que tu as, et qui lui, n'a jamais rien fait pour mériter son sort. C'est trop facile de filtrer les avis, quand ils sont pour vous, c'est très bien, ils vont dans votre beau livre d'or, mais quand ils ne vous disent pas exactement ce que vous voudriez entendre, eh bien ce sont des préjugés que l'on vous "crache". Pour moi, les préjugés, ce sont ceux véhiculés par les comités de défenses des détenus, et leur propagande très efficace dans la société (surtout auprès des médias). En résumé, mon vieux, je te dirai que pour moi la justice c'est: a) tu commets un crime b) tu es puni, et tu passes un moment désagréable en prison c) tu es libéré, et on te donne toutes les chances possible pour réintégrer la société, on ne reviens plus sur ton passé car tu as payé ta dette On ne met pas la charrue avant les boeufs, et on ne saute pas d'étapes. Ce mécanisme donnerais 52%, 24% ou 12% de récidive, je m'en fout, il est JUSTE.

Michel Bellemare
décembre 1999

 

Réponse:

Cher Monsieur Bellemare,
Que vous l'acceptiez ou pas, derrière chaque acte criminel, il y a une part de responsabilité collective. Tant que vous ne comprendrez pas ça, vous confondrez JUSTICE avec VENGEANCE. En principe, la prison devrait être un outil de justice sociale. Cette justice ne consiste pas uniquement à venger une victime, mais aussi à ne pas en faire d'autres. Vous ne savez pas de toute évidence ce qui se passe durant une sentance. Beaucoup de crimes se préparent en prison. Si cela ne vous fait rien qu'un gars qui sort de la prison devient encore plus dangereux, c'est grave. Si ça ne vous fait rien que la prison soit une école de crime pour transformer un p'tit criminel en grand, c'est grave. Si ça ne vous fait rien qu'un contrevenant de la sécurité routière partage sa cellule avec un batteur de femmes, c'est grave. Mais rassurez-vous, vous êtes encore moins grave que ceux qui ne savent ni quoi ni comment penser de la prison et des prisonniers. Un peu de pitié, beaucoup d'indifférence..! Et une grande illusion de justice..!
Ce site ne parle au nom d'aucun organisme de droits. Ce site ne parle d'aucun droit de détenus, si non celui de la liberté de s'exprimer.. Les détenus eux-mêmes ne partagent pas toutes les opinions sur tout. Cependant, toutes les opinions y sont affichées.. (si vous preniez la peine de les connaître). Ce site ne perçoit pas les visiteurs en prodétenus ou antidétenus.. Le livre d'or 2, est en réalité un livre de briques retirées à coups d'opinions, de poésie et de commentaires, quelque soient leurs tendances idéologiques ou philosophiques..

Retirer des briques de ce mur de silence trop longtemps entretenu par nous tous.
Merci Monsieur Bellemare de contribuer à faire tomber quelques briques.

SA.

 


26

Chers souverains,
Quelle surprise ce fut de découvrir le site Souverains anonymes ! Dès que j'ai pris connaissance de votre message, je suis allé vous visiter. Je tiens à souhaiter une longue vie à l'émission radiophonique et au site Internet Souverains anonymes.

L'accueil sur le site est original. Je remarque que vous avez accueilli des personnalités bien connues au Québec et ailleurs. Vous tissez une « toile » (Web) qui s'ajoute à d'autres toiles pour former la grande toile, la toile des toiles !

La toile est beaucoup plus qu'un moyen de « ré » insertion sociale, c'est de l'insertion sociale. C'est une façon de s'insérer, de socialiser, de participer, de communiquer... de ne plus être « anonyme ». C'est faire partie de la toile humaine.

Longue vie à Souverains « anonymes !»
Au plaisir,

Jean-Paul Perreault
décembre 1999

 


25

La réinsertion sociale, c'est bien, mais le caractère punitif de la prison est important aussi. Vous n'êtes pas dans une colonie de vacances de luxe (et même là, ce ne sont pas tous les hôtels qui fournissent le service Internet). Si vous êtes en prison, c'est que vous avez commis un crime, non? Vous devez aussi payer votre dette à la société, et endurer un peu de la souffrance que vous avez infligé à vos victimes. Après seulement, on reparlera de la "réinsertion sociale". La prochaine fois que vous utiliserez Internet pour vous plaindre, pensez au sans-abris, qui ne sont pas nourris, logés, avec accès Internet, eux!

Michel Bellemare
décembre 1999

 

Réponse:

La punition..!
Savez-vous ce que cela veut dire vraiment..?
Pour certains contrevenants la punition de la prison est très efficace. Mais pour la pluspart, la prison est le bon moyen de les rendre réellement dangereux. Regardez le taux de récidive, plus que 60%.. L'internet est un moyen comme un autre de communication. C'est ce qu'on en fait qui compte.. Si vous aviez fais le tour du site avant de cracher vos préjugés sur des gens dont vous ne connaissez rien, vous auriez peut-être nuancé votre opinion. Le site est là aussi pour réfleter les différentes opinions que vous pouvez lire sur cette page.
L'internet n'est pas un luxe lorsqu'il permet à des personnes de communiquer et d'échanger leurs point-de-vue.. Même les sans-abris ont de l'internet.. (journal l'itinéraire / Montréal).
C'est la mise en commun de nos opininions et de nos solidarité qui mettra fin aux intolérances, aux ignorances et aux préjugés inutiles..
Par ailleurs, n'avez-vous jamais pensé que la prison pourrait être aussi dangereuse sur certains personnes qu'elle détient..?!
SA.

décembre 1999

 


24

Au sujet de l'ouverture d'esprit des citoyens, il n'y a pas une grande ouverture je trouve de la part de notre peuple. La population est vieillissante et bornée. Moi j'ai 23 ans et mon beau-père à été à la prison de "Bordeaux" pour des tickets. Juste ça, montre bien l'ouverture d'esprit des gens qui acceptent de mettre des gens en prison pour des raisons stupides. J'aimerais que l'ouverture d'esprit passe par la grande porte de l'âme et que tout le monde réfléchisse que ca peut tous nous arriver. Nous sommes égaux et nous avons tous le droit à l'erreur.. Mais le prix est parfois plus élevé pour certains.

J'ai fait la découverte de ce site en regardant la télé, je ne savais même pas qu'il y avait une émission radiophonique et je n'ai pas eu la chance encore de l'entendre. Mais je dois vous dire que ce site me touche beaucoup et les extraits sonores aussi. Je trouve que ça une vraie ouverture sur la société. Je suis fière de voir que quelqu'un enfin s'interesse vraiment à vous et vous aide à faire passer vos messages. Il y a pleins de gens bornés mais aussi beaucoup qui ne jugent pas. Je fais partie des derniers et j'espère que vous trouvez la force de continuer malgré tout. Je vous envoi de petites et de grosses ondes positives et je voudrais en même temps vous faire lire des paroles de chansons qui me touchent beaucoup écrite par un ex-détenu qui a fait un album le groupe s'appelle Coyote. la toune s'appelle Rêver:

On m'a laissé des traces
A grands coups de poings dans face
Brimé ma liberté
Souvent à grands coup de pieds
A ma place, y'ont choisi
ce qui avait de mieux pour ma vie
Moé j'y allais Mollo
faque y me poussait dans le dos

Être jeune ça peut faire mal
ça le monde s'en sacre pas mal

Moé ils m'ont enfermé
avec d'autres gars comme moé
En me disant que pour guérir
que j'écoute ce qu'ils avaient à me dire
J'ai fait des thérapies
pour prendre en main ma vie
Pendant ce temps j'ai rêvé, rêvé de LIBERTÉ

Être jeune ca peut faire mal
mais le monde trouve ca normal

Quand je suis devenu majeur
j'ai écouté mon cœur
venez plus jamais me poussez
et laissé moé rêver

Être jeune ça peut faire mal
c'est un phénomène social

les gars, je vous souhaite de passer des belles fêtes et de trouver la paix.
J'aurai une pensée pour vous certainement...

Julie
Montréal


décembre 1999

 


23

Votre intro en flash est superbe. Le reste du site est plus l'fun que ce que je croyais quand je suis tombé dessus. Je suis plutôt content qu'un site comme celui-ci existe. Ça donne espoir!

Anonyme
paris france


décembre 1999

 


22

Qu'est ce qui se passe là-dedans..?
J'ai toujours cette impression que la prison est un monde parallèle au "notre" qui représente en fait la réalité de la prison qu'on a tous en nous, comme un désir de vouloir l'exorciser en l'ayant établie, construite puis remplie de prisonniers.

La principale ouverture d'esprit, consiste à refuser l'exclusion sous toutes ses formes, déclarées ou hypocrites. Il est normal que des personnes ayant commis des actes violents doivent s'amender, et il est normal que cette amende ne soit pas synonyme d'exclusion, mais de Rédemption. Cette ouverture d'esprit devrait correspondre à une notion humaine d'erreur possible. Personne n'est à l'abri d'une erreur, aussi bien celui qui commet un crime que celui qui commet un faux jugement. Il faut que l'erreur soit une notion acceptée dans notre société. Ainsi les gens ne seraient plus bannis mais juste "de passage" en prison. La prison est toujours le signe d'une défaite, d'une absence de solution ou d'amour. Une démission.

Il faut faire en sorte qu'ils restent actifs et fassent partie du monde même s'ils sont emprisonnés. Ainsi la différence entre l'état captif et libéré ne serait pas aussi tranchante. Cela commence par la parole retrouvée et aboutit à leur reconnaissance en tant qu'êtres humains à part entière, même s'ils ont commis des crimes. La parole retrouvée n'est pas qu'un mot, c'est le chemin vers la Parole D'honneur qui nous rend chacun unique. Je suis musicien, je suis allé jouer pour les prisonniers de la prison de Fresnes à Paris. Après les phases d'observation où les prisonniers nous ont jaugés, le concert s'est déroulé devant des gens qui avaient un coeur énorme et une envie extraordinaire de communiquer leurs émotions. A la fin je ne pouvais m'empêcher de penser que je dormirais le soir chez moi et que j'avais cette chance-là qu'ils n'ont pas. La réinsertion sociale , c'est dans la prison qu'elle existe, pas après, il est souvent trop tard. N'importe qui est capable de tuer un homme si le! s circonstances sont réunies. IL ne faut jamais exclure mais différencier les gens.

La seule justice réparatrice à mon sens est celle qu'on se fait en soi, c'est la justesse de son regard sur ses propres actes. Si la justice peut concourir à amener les gens vers cette justesse, alors elle sera réparatrice. Sinon elle sera juste une sanction.

Orox


décembre 1999

 


21

Bonjour
Je voulais vous restituer l'émotion que j'ai eu à parcourir votre site des Souverains Anonymes, et qui vous revient de droit. J'ai été très touché par la pudeur et la profondeur de votre démarche, et vous envourage de tout mon coeur même si je ne suis qu'un anonyme. Je pense que vous êtes exactement dans la vraie démarche artistique, qui est le seul rempart contre le désert qui avance.

Je crois juste que vous êtes vivants.

Bon courage.

Fred Bellaich


décembre 1999

 


20

Que se passe t il là dedans?
C'est la question que je me posait en passant devant une prison, avant d'avoir travaillé pendant 2 ans comme infirmier dans une prison...

Maintenant je me pose la question: "que peut on savoir de la souffrance des autres?". De la souffrance de celui qui est en prison, mais aussi de la souffrance de celui qui a souffert de celui qui est en prison?

Oui comment savoir la souffrance si on n'a pas soit même souffert? Donc la souffrance est utile? Pas si sûr, pas toujours ... Mais au moins je pense que l'on peut en faire quelque chose d'utile. Si elle est là, inévitable, autant en faire une occasion de "grandir". C'est mon point de vue, je me l'applique à moi même et je le proposait aux détenus que je soignais: qu'en pensez vous?

Je trouve très intéressant le fait d'avoir fait (et laisser faire) ce site, je vous propose un petit poème que j'ai écris un jours où je soufrais(!).

ÉCRIRE

écrire,
Ce n'est rien!
A quoi bon confier au papier,
D'où je viens et où je veux aller,
Si tu ne fais pas, à mes cotés,
Une partie du chemin?
Alors comment liras tu mes rêves,
Si, ce que j'écris,
Ne te dis rien?

Ecrire,
D'où je viens et où je veux aller,
Ce n'est pas rien!
Si je peux peindre, là, sur le papier,
Le pays que j'ai rêvé,
Tu peux, qui sais, m'accompagner.
Et ça, crois-moi,
Cela ne serait pas rien...

Ecrire
Ce fût rien.
Quand je ne couchais sur le papier,
Que les cicatrices de mon passé.
Quand je ne croyais pas,
Que je pourrais me créer un devenir,
Et te le proposer!
Ecrire,
C'était vraiment rien.

Ecrire,
Si je sais peindre avec des mots,
le chemin que je veux parcourir,
Ce sera presque rien...
Mais si tu peints sur le même papier,
Ce presque rien,
Sera,
Pour moi,
Presque tout ...

(Octobre 97)
Olaf-Olafson-LG


décembre 1999

 


19

"Celui qui donne un coup de pioche veut connaître un sens à son coup de pioche. Et le coup de pioche du bagnard qui humilie le bagnard n'est point la même que le coup de pioche du prospecteur qui grandit le prospecteur. Le bagne réside là où des coups de pioche sont donnés qui n'ont point de sens, qui ne relient pas celui qui les donne à la communauté des hommes."

Saint-Exupéry, Terre des hommes


décembre 1999

 


18

Salut à toute la gang,
Je suis une étudiante de 21 ans de Trois-Rivières. J'admire vraiment ce que vous faites, je trouve que c'est une excellente idée de faire un site Web sur vous autres. Les gens en général, ne savent pas qui vous êtes et surtout, ce que vous faites. Ce site est une bonne occasion pour leur prouver que vous êtes des gars correct et qui ont une tête sur les épaules. Personnellement, il y a un gars que j'aime qui est en dedans depuis 5 ans, si il pouvait lui aussi en faire autant, je suis sur que ca lui plairait. Continuez les Boys, c'est du super travail.

Julie


décembre 1999

 


17

Salut à tous,
je fus souverain en 1988. ce fut une expérience difficile et je m'en souviendrai toute ma vie. il ne faut pas se laisser abattre et penser que vous ne serez pas là pour toute votre vie. J'espère de tout coeur pour vous que vous serez être courageux durant la période des fêtes et " gardez espoir " d'une vie meilleure pour très bientôt. je vous salue tous et vous souhaite de bonnes fêtes malgré tout.

Luc


décembre 1999

 


16

les gens devraient donner une chance aux détenus dans la recherche d'un emploie sans avoir peur de leurs antécédents. Ils ont droits d'avancer dans la société sans être jugés .

Sur la Justice réparatrice, je dis oui. Nous en avons parler a Tanguay avec le cure et une autre aumônière et je crois que pour certaines personnes cela peut faire réfléchir, de rencontrer leurs victimes.

Anonyme


décembre 1999

 


15

je suis tout à fait contre la prison, particulièrement pour les crimes non violents. Une prison est un endroit pour détruire les gens. Prison = souffrance et non pas réinsertion sociale, bien au contraire. Combien de détenus retourne en prison une seconde fois ? probablement beaucoup.

Je trouve le site excellent, il faut pouvoir avoir un regard sur ce qui se passe en prison, cela concerne toute la société. Des détenus se sont avant tout des hommes, qui ont de la difficulté à vivre et qui ont certainement plus besoin d'aide qu'autre chose.

Anonyme


décembre 1999

 


14

Votre site est vraiment beau et très intéressant.
J'ai bien l'intention de venir y faire mon tour de temps en temps, question de voir vos créations et d'en apprendre plus sur vous. Moi qui pensais que les prisons étaient des endroits ternes et lugubres. En tous les cas, en ce qui vous concerne, vous donnez plutôt l'impression d'être une bande de joyeux lurons. Lâchez pas les gars, c'est vraiment bon ce que vous faites

Nancy


décembre 1999

 


13

Salut
Les dépravés de la société
Votre intro est la plus belle que j'ai vu jusqu'à aujourd'hui sur le net. Vous avez en vous une poésie que le commun des hommes libres doit vous envier... J'ai écouté plusieurs extraits sonores sur votre site je suis ému et agréablement surpris par la profondeur des réflexions. Le fait d'être entre 4 mur enfermé, vous permet-il d'aller plus loin ?
A quand un film ?
Je suis a court de mots moi qui cherche encore... Est-ce seulement dans la douleur et dans la privation de la liberté que l'homme extirpe de lui même le meilleur de son âme ? Je serais tenté d'aller vous rejoindre ... Non pas parce que je suis en accord avec les peines qui vous sont imposées, ni que je crois en la justice, mais bien parce que je crois qu'un arrêt dans la vie une réflexion sur nous même ne peut que faire du bien à tous et à chacun. A quand une telle lucidité de la part de ces décideurs, de ces politiciens, de ces juges et de ces policiers. Continuez votre ouverture sur le monde.
Le monde en a bien besoin.

Richard


décembre 1999

 


12

Etant donné que je suit un ancien détenu moi même c'est la plus belle chose que les détenus pouvaient avoir un moyen d'évasion virtuel. Avec ce moyen et la radio je crois que l'opinion publique vas réfléchir en voyant ce site. ils vont arrêter de penser qu'on est irrécupérable!!!! beaucoup de monde sont sorti des murs et au aujourd'hui. ils sont dans la société et gagnent leur vie honorablement. Mais, au fond de leur coeur quand ils passent devant une prison, je suis sûr qu'ils ont une pensée profonde pour vous. En voyant l'annonce de votre site aux nouvelles à la télé, quel souvenir il m'est venue.. Je pense a vous autre derrière les murs en cette période des fête. Bravos pour votre site.

Donald Emond (une journée a la fois)


décembre 1999

 


11

N'oublier pas, les prisonniers, que votre liberté est en vous. Personne ne peut vous l'enlevez. Il faut savoir faire abstraction de murs. Être libre c'est une attitude c'est une façon d'être, soyez-vous même, soyez vrais, authentique, personne ne pourra vous l'enlevez, ni même vous manipulez. La liberté de pensé, c'est plus fort que tout. Soyez fort

Brisez les barreaux de l'enfer pour atteindre votre âme...

François et Catherine

décembre 1999

 


10

Bonjour à tous,
Nous tenons à vous féliciter pour cette page web. Nous sommes d'avis qu'elle pourra porter à réflexion pour bien des gens sur ce qu'est réellement une prison. Nous avons un ami qui est à cet établissement de détention depuis peu, et nous sommes contentes de voir que des activités sont organisées et que les détenus ont la chance de s'exprimer. À tous, bonne chance, et un message spécial d'encouragement à Éric Guérard (aile G), nous t'attendons toujours ! Fais attention à toi, on t'aime fort.

Bonne chance à tous, Joyeux Noël, Bonne année !!
Ne lâchez pas, et félicitations pour votre bon travail. ;o)

Les 2 soeurs Péloquin

décembre 1999

 


9

Je prends quelques minutes pour vous dire combien je suis fière de voir que vous vous impliquez à faire connaître la vie "derrière" les murs. De l'extérieur, pour la majorité des gens, ces établissements ne sont rien d'autre que des bâtisses imposantes, un peu comme les hôpitaux...sauf qu'ils ne connaîtront probablement jamais le froid, le vide et le désespoir qui peuvent y régner trop souvent. Je me dis souvent que je n'aurais jamais été capable de faire de la prison, pourtant si je devais en faire demain pour avoir poser un geste que je croyais correct d'avoir posé (exemple de défendre mes enfants), j'irais la tête bien haute et jamais je ne regretterais une seconde les gestes qui m'y aurait conduite. Malheureusement pour plusieurs ce sont souvent des accidents bêtes que l'on regrette.

Je vous encourage à continuer votre beau travail. C'est vraiment bien de pouvoir prendre conscience de ce que vous vivez.

Joyeux Noël à tous et que le nouveau millénaire soit pour plusieurs, le début d'un nouveau recommencement.

Tendresse,

Danielle x.x.x.x


décembre 1999

 


8

Chaque fois que je passe devant une prison, je me rappelle chaque fois que j'allais voir le père de mes enfants qui s'y trouvait et j'espère de tout mon coeur qu'il n'aura plus jamais à y retourner même si je sais que cette institution croisera toujours sa route à des intervalles plus ou moins distancées l'une de l'autre. Je voudrais qu'il soit là pour ses enfants mais il a choisit d'assumer les conséquences des gestes qu'il pose...Ce que je souhaite finalement c'est que mes enfants n'y soient jamais enfermés !!! Bonne chance à vous tous ! je sais pertinemment que vous êtes pour la plupart des gars et des femmes remplis de toute la douceur du monde.

Ne peut se relever celui qui n'est jamais tombé. La vie m'a appris à ne pas avoir de préjugé face aux détenus ou aux ex-détenus parce que l'homme que j'ai aimé durant 10 ans, le père de mes enfants y est allé trop souvent. J'ai connu les murs extérieurs et j'ai connu le vide de l'intérieur des murs. C'est ce que y apporte qui rempli ce vide souvent et vous avez besoin d'être acceptés pour réussir à ne plus y retourner une fois sortis...

Arrêter de cesser de leur faire confiance à partir du moment où l'on apprend qu'ils ont déjà été incarcérés. On juge tellement trop facilement sans chercher à comprendre ce qui a pu mener un homme ou une femme derrière les barreaux. Il faut continuer à se battre pour la discrimination et pour ce droit d'être "à nouveau" libre un jour.

Oui je crois en la justice réparatrice, pour certains... pour d'autres il est évident que ça prend un soutien plus poussé mais une chose dont je suis certaine c'est que la prison ne guérie personne. C'est elle souvent qui a façonné les criminels les plus actifs. Qu'est-ce qu'enfermer un homme apporte vraiment à cet homme ??? à part le goût viscéral d'être à nouveau libre pour se révolter encore un peu plus ???

Je suis vraiment fière de voir que vous vous impliquez dans ce domaine "d'avenir". Bravo pour les belles choses qui y sont inscrites. Les poèmes et les chansons sont merveilleux et remplis d'une vérité difficile à retrouver n'importe où ailleurs. Continuez votre beau travail.

Anonyme


décembre 1999

 


7

Le site est super bien. Franchement vous avez réussi a me faire voir ce qu'est d'être prisonnier d'état. Quand nous nous sentons prisonnier de coeur pouvons-nous transmettre nos ouvrages quand même ? Continuez votre site après tout leur discours si souvent répéter à la télé n'est t'il pas mieux dites par les détenus eux-même?

Baye baye
Francis


décembre 1999

 


6

Il faut arrêter de se leurrer sur les définitions de ce qui est bon et de ce qui est mal; de comprendre ce que la loi impose et de ce que l'être endure, de la chance du bien-né (entre guillemets), de l'hypocrisie (ceux qui ont des $$ ont des avantages), des hasards de la vie, qui sont hors de notre portée des fois: ça existe! Finalement de se rendre compte qu'on peut tous se retrouver en arrière des barreaux un jour, à notre plus grande surprise. Ou que ceux qui aiment s'y retrouver ont fait leur choix de leur type de vie (pushers, mafia, etc). Dans ce dernier cas, il y a encore des nuances, bien sûr... Moi-même j'ai choisie d'aller en prison pour 21 jours en Grèce à 19 ans pour "voir comment c'était" (on m'offrait de payer une amende mais je n'aurais pas pu continuer de voyager). J'y ai trouvé émotion, camaraderie...

Pour la réinsertion sociale des personnes incarcérées, il est important à mon avis de communiquer: on est tous seuls mais on est tous ensemble...

Ce que je pense du site? ...à tout le moins, vous nous obligez à penser: vous exagérez, merde!

Anonyme


décembre 1999

 


5

La liberté s'acquiert par le savoir et l'objectivité. Plusieurs "Hommes" sont libres de circulation dans une société, mais sont dans les faits, prisonniers de leurs pensées. Alors la liberté est un concept relatif et une pure création de sociétés.

Le site Web des Souverains anonymes, ne parle pas de réinsertion mais d'insertion. Il y a une différence fondamentale de conception quant aux rapports aux autres. Je trouve merveilleux votre sens de la communication de la communicabilité qui permet une réflexion d'autant plus, que la frontière entre le permissif et l'interdit est parfois très mince ....

Je ne peux rien faire pour aider la réinsertion sociale des personnes incarcérées, sinon être personnellement à l'abris des préjugés que je porte quotidiennement sur chaque être humain, quelque soit sa condition: physique, psychologique et morale.

La justice réparatrice est une question hasardeuse, car nous devons critiquer le système carcéral; mais l'être humain, ne devient libre que face à lui-même, avec ses pensées propres et surtout avec le développement de sons sens critique qu'il acquiert par la connaissance et le savoir.

Ce soir, en automobile, J'ai entendu la voix et la réflexion de cet être extraordinaire concepteur de l'émission Souverains anonymes. Je me suis alors souvenue de moments inoubliables que j'avais passé chez vous, avec vous, à Bordeaux et de l'accueil chaleureux que vous m'aviez réservé. C'était au tout début... de cette unique aventure. Ce soir, je vous retrouve et vous dis bravo de me permettre et de m'offrir cette chance unique de vous dire que vous avez contribué à ma propre liberté!

Marguerite Blais
Animatrice radio/télévision et surtout depuis plus de trois ans: directrice de la Fondation du maire de Montréal pour la jeunesse et étudiante au doctorat. Sujet: l'exclusion sociale et les Sourds.


décembre 1999

 


4

Je pense que les prisons ne devraient tout simplement pas exister. Comme société, nous aurions dû développer d'autres façons de faire que d'enfermer nos frères dans une cage.

Pour ce qui est de l'ouverture d'esprit d'une communauté, elle devrait passer par le non-préjugé. Cette communauté devrait réfléchir sur : les causes de la délinquance qui sont essentiellement dues à des problèmes sociétals extrêmement complexes, au démesuré pouvoir de l'argent, à l'abandon des valeurs de l'entraide et du support à l'autre.

Dans le concret, pour aider à la réinsertion sociale des personnes incarcérées, il faudrait accepter une nécessaire convivialité avec ces personnes en occultant la malheureuse étiquette de "Ex détenu", en basant nos relations sur les forces plus que sur les faiblesses. C'est aussi en acceptant d'adapter le travail, les activités de la vie quotidienne à ces personnes qu'on peut les aider à reprendre contact avec le quotidien d'une vie en société..

Je ne crois qu'à cette seule hypothèse: la justice réparatrice. Je n'aime pas le mot justice. Il est vide de sens. Par exemple, certains "biens pensants" imaginent que l'on peut régler le phénomène de la pauvreté en pratiquant la charité alors que la seule solution réside dans la justice sociale. Mais la justice sociale, la vraie, n'existe pas. Elle n'est qu'utopie.

Je trouve le site très créatif, il anime notre curiosité. La prison a, pour la majorité de ceux qui sont à l'extérieur des murs, une image quelque peu étrange, voire même mystique. Comme un autre monde.

Anonyme


décembre 1999

 


3

Depuis le temps qu'on rêvait de voir disparaître les barreaux, de sauter les murs, de se visiter pas juste d'en dehors vers en dedans, de choisir de partir en choisissant quand revenir, de se faire voir par d'autres que ceux auxquels on dit d'aller se faire voir, d'être ailleurs dans l'espace mais aussi dans le temps, qu'on rêvait de se lire et de se rire, voilà que ce temps est là et qu'il nous apprendra ce qu'on a toujours su: les seuls murs qui existent sont ceux que l'on se construit.

Pierre (mots de tête) Légaré.


décembre 1999

 


2

Bonjour,
Depuis bientôt 2 ans je visite a titre bénévole des gars en prison au Centre Régional de Réception (sécurité maximum) à St-Anne des Plaines. A leurs contacts, j'ai beaucoup appris, aussi bien sur moi que sur les cette micro-société que sont les prisons.

D'origine européenne je me suis toujours intéressé au système carcéral et j'ai tendance à juger du niveau de démocratie d'un pays en observant celui-ci. Il me faut donc admettre, qu'a ma connaissance, le système en place ici n'est évidement pas parfait, mais pas mal plus progressiste et humain que celui de la majorité des autres pays de la planète. Ne serait-ce que, par exemple, le grand voisin américain dont les conditions et les motifs de détention semblent issues d'un autre siècle.

Quoi qu'il en soit, il y a toujours à faire et je serais heureux de pouvoir m'impliquer plus concrètement pour aider ceux qui sont privés de Liberté.

Il y a de quoi faire. Mais, à l'image de n'importe quelle autre combat, seule l'union fait la force !

C'est donc dans l'espoir de recevoir de vos nouvelles que je vous félicite pour tout ce que vous faites. Lâchez-pas !

Solidairement !

Vencent.S
Montréal.


décembre 1999

 


1

Je suis venu tâter de la brique comme on me l'a si bien offert sur le site du voir. Elle est sale la brique, elle est dur la brique, elle est solide la brique, elle est toute du même gris la brique, elle construit des murs la brique, elle enferme et renferme la brique. Mais, ce qu'il y a dedans, est beaucoup plus beau que l'on peut imaginer. J'ai découvert ici des talents, des oeuvres, du travail, de la volonté et le désir...un désir, celui que ne peut offrir la brique. Je vous souhaite à tous que la brique soit de plus en plus poreuse et qu'elle vous paraisse de plus en plus libre.

Frédéric Mayer

Montréal.

décembre 1999