Les matins lointins

Je me trouve dans une grosse institution
appelée communément prison

On frappe à ma porte à chaque matin
Je prends mon petit déjeuner
et je retourne me coucher
rattraper mes rêves et m'évader
en attendant d'être libéré

Ma tête est pleines d'images
Mon cendriers est remplit de mégots
L'ennui m'étouffe
Un mal à l'âme me fait mal
J'aimerais bien aller en ville
pour voir si j'y suis

Je pense souvent aux filles
que j'ai aimées
Je ferme les yeux pour ne pas
les confondre aux femmes nues
sur le mur de ma cellule

Je m'endors avec mes amours
Je me réchauffe l'âme et le coeur
Le temps d'une nuit

Le matin,
on frappe de nouveau à ma porte
Je me réveille, je me relève
et je me dis:

Les portes du matin
ça sera bientôt,
lointain..

Jean Morin