Mes chers parents

Du dedans de mes murs en lointains horizons,
je m'assieds et pense à en perdre la raison.
De votre amour, jadis, j'ai parfois abusé
et de votre confiance aussi, ma foi dépassé

aux fils des ans je vous ai fait connaître
plus de mille tourments et des larmes peut-être.
Ces pleurs que jamais je n'ai imaginé,
aujourd'hui me hantent et rongent mes pensées

Je voudrais vous le dire, vous le crier,
Tout simplement sourire et puis vous aimer.
Des ardeurs de la vie j'avais voulu goûter,
inconscient volontaire de refus provoqué

J'allais de mal en pis, j'y allais à grands pas.
S'il n'eut été de vous je n'en revenais pas.
Et pourtant je croyais, prétentieuse innocence,
que je savais la vie, ses joies, ses déchéances ;

je me suis mis dedans à gobe-que veux-tu
et suis noyé à n'en revenir plus.
Vos pensées, vos sermons aujourd'hui me reviennent
comme autant de lumières, de joies quotidiennes.

Ils ravivent mon âme à bras ouverts grands.
Voici le renouveau de votre fils-enfant.
Merci d'amour à vous, du plus profond d'ici,
d'amour à vous donner, car enfin j'ai compris

MLF


 

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