..où es tu paix..?

Pax Americana ?

Décidément, la liberté et ceux qui œuvrent pour la paix n'auraient su trouver meilleurs bourreaux. Il ne s'agit pas, ici, de faire le procès de tous les Américains; De coutumes se sont des êtres merveilleux et extraordinairement ouvert à la critique. Par contre, il y en a quatre de ces temps-ci qui n'ont rien de l'Américain-moyen et qui sont un paradoxe inqualifiable pour tout ce qui se nomme stabilité, humanité, vérité...

Bien sure, je parle ici du quatuor qui une fois aux rênes du pouvoir et après les événements du 11 septembre se sont transformé en quelque chose d'horriblement pervers. Attention humanité! Axe du mal ? Démons? Vampires ? Suppôts de Satan ? car voici George W. Bush, Donald. H. Rumsfeld, Colin L. Powell et leur conseillère Condoleezza Rice.

À les entendre parler et "pornograher" les faits, on a la certitude qu'ils détiennent la vérité absolue -, que Saddam est la cause de tous les maux du monde -, que l'Irak possède, à elle seule, plus d'armes bactériologiques que les pays membres du G8 -, que la maison blanche est la nouvelle Jérusalem du ciel...

Le premier parle la bouche pleine de lui-même comme s'il avait son prochain mandat (et le bretzel) coincé au fond de la gorge. Le deuxième est un secrétaire fanfaron, un bouffon d'état. Le troisième n'est autre qu'un militaire qui rêve d'en découdre encore. La dernière mais non la moindre est une affreuse fanfreluche qui préfère nous servir le plat du mensonge froid : ''if the Rice is rigth" bien sure!

Ces quatre emberlificoteur en puissance (y a-t-il d'autres termes?) sont en train de nous chanter (la larme à l'œil et la main sur le cœur) leur hymne national tout en enfilant le gant blanc pour mieux appuyer sur la détente de larme absolue: question de nous prouver combien ils aiment la vie, le monde, la justice, la démocratie. C'est à se demender s'il ne vont pas enchaîner un "God bless América" sur les ruines fumante de l'univers.

En mon âme et conscience, j'ai bien peur qu'il ne suffise que d'un autre cinq ans à ces quatre Pinocchios pour nous plonger au beau milieu d'un hiver nucléaire. À dire vrai, ces pantins des géants pétroliers n'ont que deux idéaux en tête: la guerre, et la guerre à tout prix. On a beau avoir peur, imaginer les pires catastrophes, craindre pour sa sécurité, dépeindre des scénarios de fin du monde et des Saddam de notre propre cru; Il y a, tout de même, des limites à la peur, la terreur, voir à la duplicité, la culpabilité...

Visiblement ces goinfres de l'exercice guerrier et patriotique, n'ont qu'un seul projet en tête: Dicter et imposer au reste du monde leur quatre volontées. Soyons sérieux! ces quatre baudruches n'ont pas leur place au sein d'un gouvernement quel qu'il soit ; C'est à se demander comment ces guignols ont réussit l'impossible: faire de la politique, être aux commandes de leur pays ? D'ailleurs leur investiture tient plus de la fraude électorale que d'un véritable choix du peuple; Pas étonnant que leurs politiques et leur vison du monde est d'une médiocrité purement et simplement chaotique voir unilatéralement catastrophique.

Depuis le désastre du 11 septembre ces quatre fantoches, drapées de leurs armes de destruction massive, surplombent la scène médiatique mondiale comme des Néron en mal de brasiers. Avis aux amoureux de la "Pax-Americana" en déclarant la guerre à n'importe qui ces quatre girouettes sont en train de faire du système diplomatique américain la risée du monde entier, un lieu d'imposture, de mensonge, de dictature: c'est à se demander s'ils ne sont pas, d'une certaine manière, lié à "Bin Laden". Aussi, ces quatre toupies seraient un mal pour toute nation et tout gouvernement digne de ce nom. À ce compte-là (que les Kurdes et les Chiites me pardonnent) Saddam serait un candidat idéal au prochaine élections américaines.

La Guerre au Terrorisme ?

Avant tout, précisons qu'il ne s'agit pas, ici, de faire l'apologie du terrorisme : là n'est pas mon but. Évidemment, cette forme de violence est injustifiable. D'un autre coté, même si cela est injustifiable, comment l'ignorer ? Dire du terrorisme qu'il est né de rien c'est voir le monde avec les yeux d'une taupe puisque dans presque tous les cas il est le résultat déplorable d'une oppression déplorable voir l'américanisation systématique de tout ce qui n'est pas américain.

Mise à part les gouvernements israélien et américain tout le monde sait que le terrorisme possède plus d'un visage et que sa forme l'a plus sure, l'a plus tolérée, pour ne pas dire "respectable", est celle qu'exercent certains pays et leurs hommes d'états : Israël et les politiques d'assassinats d'Ariel "Sharogne", les États-unis et l'attitude de l'Administration Bush...

Tout cela est déplorable bien sure mais dans ces conditions faut croire que le terrorisme se porte bien puisque d'une main on le condamne pendant que de l'autre on le nourrit; Apellons cela "Trancher le nœud gordien en le resserrant" ou "creuser un gouffre en créant une montagne"... D'ailleurs, même si cela n'explique rien, on a qu'à étudier l'histoire de l'humanité pour constater que ce qu'on appel aujourd'hui terrorisme s'appelait autrefois: se défendre et résiter à l'envahisseur. C'est affreux! C'est Horrible ! mais c'est comme ça! Et comme dirait l'autre "À la guerre comme à la guerre!"...

L'anti améri mécanisme

Par analogie, on peut très bien comparer la guerre que livrent les américains au terrorisme à la guerre que livraient les romains au christianisme. La comparaison est forte, je l'admet, mais d'une certaine façon nos dirigeants ne peuvent se permettre de l'ignorer. Tout le monde sait (ou presque) qu'il y a de par le monde un sentiment antiaméricain grandissant: "l'antiaméricanisme". Ici, ce n'est pas tant le "terrorisme" qu'il faut comparer au christianisme mais bien ce sentiment antiaméricain. Et c'est là que l'analogie devient intéressante et effrayante puisque les romains n'ont jamais su vaincre le "christianisme". Ne soyons pas dupe! Lorsque Bush déclare la guerre au "terrorisme" c'est en quelque sorte à ''l'antiaméricanisme" qu'il l'a déclare. Et déclarer la guerre à "l'antiaméricanisme" c'est, en quelque sorte, déclarer la guerre à un sentiment qui fait boule de neige et quoi de plus humain qu'un sentiment, quoi de plus "dérangeant " et "déstabilisant" aussi ?

En conclusion, déclarer la guerre à l'antiaméricanisme c'est déclarer la guerre à un sentiment, c'est déclarer la guerre à tout ce que l'on ne peut pas vraiment vaincre par les armes, la violence ou la force brute -, c'est déclarer la guerre à un ennemi plus invisible, plus intelligent et plus sournois que nous-même -: l'espoir, le désespoir, l'amour, la haine, la liberté, l'oppression, les hommes, leur réalité, leur humanité.

Autrement dit, déclarer la guerre à "l'antiaméricanisme" c'est, en quelque sorte, déclarer la guerre à des millions de "Jésus" "de Joseph" "de Marie" et "d'apôtres" prêt à mourir sur nos croix et dans nos cirques pour défendre leur droits, leur voies, leur religions, leur cultures, leur langues, leur terres, leur richesses, leur vie, leur liberté, leur manière de vivre, de voir les choses...

Bien sure tout cela dépasse l'entendement mais pas autant que le floue de cette déclaration de guerre puisqu'elle permet à l'administration Bush de dire et de faire n'importe quoi, d'accuser et d'envahir n'importe qui, de se donner une espèce de carte blanche pour l'enfer au nom de la liberté, de la démocratie et de notre bonne conscience...

En d'autres termes quand les "Boucher" déclarent la guerre au "terrosisme" c'est surtout à "l'antiaméricanisme" et à un certain sentiment qu'ils l'a déclarent. Et déclarer la guerre à ce sentimemt c'est déclarer la guerre au principe même de la liberté: la liberté de se déffendre, d'être différent, de penser, de vivre, de respirer différemment. Et déclarer la guerre à ce qui jadis était notre raison d'être ce n'est pas seulement se déclarer la guerre à soi-même, à la paix et à ce que l'on a de plus précieux, mais c'est aussi et surtout l'a déclarer à l'humanité toute entière.

P.-S.
Cher quatuor d'apocalypse

Combien d'innocents allez-vous tuer ?
Combien de pays allez-vous envahir ?
Combien de vies allez-vous détruire ?
Combien d'enfants allez-vous assasinés?

Avant de vous retirer et de vous reconvertir au christianisme ?

Aime le Souverain
Nicodème Camarda
Mars 2003


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