...À cette...

LSD et Ecstasy
Les questions interdites

Certaines substances pourraient-elles nous aider à devenir plus conscients ? À quoi pourrait ressembler une éducation véritable en matière de drogues psychédéliques ? (Par Paule Lebrun)].

À ces questions, je suis très intrigué ayant moi-même fait l’expérience du LSD,je suis tenté de répondre à ces deux questions par une pléthore d’autres questions. Avons-nous vraiment besoin de l’aide des substances psychotropes pour être « plus conscients » de ce que nous sommes déjà et plus conscients de quoi ?: de la substance elle-même ou des supposées forces occultes qui sommeille en nous ? Vous savez ! La chimie, ça existe et ce n’est pas un mystère. D’ailleurs, les sous-produits de nos recherches en laboratoires pharmacologiques n’ont pas pour but de nous faire connaître ou expérimenté Dieu le Père, (à moins qu’il ne soit malade ou ne souffre d’impuissance chronique) bien au contraire... Avis aux adolescents en quête d’absolu : nos scientifiques de la recherche sont peut-être des fous de génies, mais pas au point de prendre leur merde médicamenteuse pour de la réalité...

Notre curiosité alchimique a-t-elle encore, à ce point, besoin d’égorger le canari pour connaître le secret de son chant ? Pourquoi, devrions-nous nous en remettre à la chimie de substances Psy pour éveiller, ne serait-ce qu’une seule fois dans notre vie, ce que la chimie de nos cerveaux ne peut reproduire à l’état naturel ou conscient ? Car, si tel était le cas, cet état qui est le nôtre en tout moment, pourrait-il être qualifié de conscient ? Par contre, si tel n’était pas le cas, dites moi, quel serait-il ? Suis-je bien conscient de ce que j’affirme, de ce que j’écris et vous, de ce que vous êtes en train de lire ? Dans l’éventuel, je me dois de vous mettre en garde : je n’ai pas fait l’expérience du MDMA mais une proche amie me racontait son expérience avec une telle ferveur que cela m’effrayait au plus haut point :

- C’était « l’amour infini », l’extase sensorielle de la rencontre de cette partie du moi tant souhaitée, la parcelle cachée du cadeau de Dieu, la douceur extatique des lumières de mon âme en transe, la docilité harmonieuse qui faisait que je n’étais plus seule dans la foule mais une avec elle, bref ! je venais de retrouver sans effort l’absolu d’un paradis tant attendu en renouant avec mon essence fondamentale...

Mais que sommes-nous au plus profond de nous-mêmes : Amour infini, haine, parcelle de lumière de Dieu ? Voyons ! Voyons ! de qu’elle « conscience » parlions-nous au juste ? Ha ! oui ! j’oubliais de l’éééeducââââââtion véritable en matière de drogue psychédélique...

Pour ma part, je considère que l’adoption d’une telle « éducation » telle que le sou entend l'introduction et le dossier ressemblerait plus à une espèce de psychose maladive qu’a un moyen d’enrayer la prolifération ou l’engouement qu’ont les jeunes pour les substances dites PSY et cela même sous la supervision de soit disant Prêtres-Éducateurs ou Shamans-Sorciers ; De toute façon, il y aura toujours les fortes têtes et les décrocheurs "d’étoiles"...

Avons-nous pensé à ce que deviendrait avec le temps une telle éducation, fort probablement un culte religieux très puissant, une espèce de cercle vicieux et pernicieux qui au lieu d’unir ne saurait que soustraire et diviser. Sauf qu’ici, on ne parle plus de sectes, de tribus, de peuples ou de civilisations mais bien de la chimie du corps et du cerveau humain... Qui sait ! peut-être qu’un jour on sera tous télépathes à raison d’un ou deux jours par années, et avec nos gros cerveaux de sorcier engraissés chimiquement on saura enfin avec justesse qui nous aime et nous haïs... Tiens ! Ce serait pas bête ça ! une démocratie à la PSY...

[On sait le pire à propos des drogues dans la société contemporaine. C’est une histoire de malheurs, de folie, de peine pour les utilisateurs dépendants, de mensonges sociaux, de faux-fuyants, de violence et de cupidité, de peur, de puritanisme et de pouvoir]

Jusque là tout baigne dans l’huile.

[Ici, cependant, je m’intéresserais au meilleur : l’élargissement du champ de conscience par certaines substances comme les psychotropes, dits aussi les grands hallucinogènes. Parler de façon positive des drogues psychédéliques est une entreprise casse-gueule dans une société qui fait face à un considérable problème de dépendance et dont une des priorités est la lutte contre la drogue. Pourtant, les temps sont mûrs pour en parler à nouveau].

Au mot « meilleur » je suis fou d’amour et hallucine grandement et j’ai même pas eu besoin d’élargir mon champ de conscience au moyen de certaines substances psychotropes...

Car ici, il s’agit plus de se battre positivement que de parler... J’admire le courage de ces phrases mais puisqu’il s’agit de drogues Psy faut pas avoir peur de sa casser la gueule ou d’être perçu comme un fou : faut se battre jusqu’au bout !

S.V.P, n’ayons pas peur des maux de la réalité: Je doute fort qu’en haut lieu la dite « priorité » en soit une vraiment, ou si elle l’est, reconnaissons son inefficacité, son maque de motivation, d’actions congruentes, de résultats décisifs et définitifs. À qui veut bien l’entendre : rien n’est impossible quand la vie et la liberté de ceux qu’on aime est en jeux (à moins d’être soumis aux forces d’un pouvoir obscur et « absolu » mais ici ce n’est pas le cas, ou l’est-ce ?) comme l’affirmera plus loin ce dossier : les psychotropes sont là pour rester. Mais osons poser la question qui n’a pas peur de se casser la gueule : si les psychotropes sont là pour rester est-ce plus par appât de gains que par dépendance ? Pourquoi ne pas chercher la solution du problème à la source, là où il est généré ? Posons la question à certaines entreprises pharmacologiques, à certains politiciens véreux et à leurs politiques corrompues qui les encourage en sourdine parce qu’elles sont sources intarissables de revenus. D’ailleurs, on l’a bien vu dans l’épisode qui mettait aux prises industries du tabac et gouvernements. Résultat obtenu : La réaction des soi-disant « hauts lieux canadiens» fut d’augmenter le prix de la cartouche, de rajouter des photos sans dessines sur les paquets et de dédommager des parfaits « Unknown ». Mais les cigarettes sont toujours là, malgré leurs cortèges de photos "sans dessinnes", de dépendances, de maladies et de morts. Par contre, il n’y a pas de photos « sans dessines » sur les taxes que payent les géants du tabac à nos gouvernements. Aussi, faut croire que ces taxes « King-Size » sont là pour rester, de même que les cigarettes et les géants. Ben voyons donc ! faudrait pas perdre une telle source de revenue ! les hôpitaux, la recherche et les commissions d’enquêtes, ça se paye... Si les temps sont mûrs pour en parler de nouveau faut dire que les (murs) auxquels on s’adresse ont l’oreille puissamment dure : Si on veut parler du mal inhérent à notre société parlons de lui comme d’un mal voulu, diaboliquement orchestré, consciemment provoqué et machiavéliquement étouffé. Réveillons- nous ostie ! la corruption ça existe et elle est tellement présente, on l’a tellement dans la face qu’on ne la voit plus. Notre soit disant beau modèle de démocratie et de liberté aurait-il du plomb dans l’aile, serait-il en train de vendre son âme au diable pour quelques dollars de plus ?..

Aime le Souverain
Nicodème Camarda

21 mars 2001. 1999


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